20/se retournant


Nous nous sommes crus un peu perdus, et les séraphins lassaient. Ce ruban noué nous faisait une taille étroite à étouffer et peut-être serions-nous mort de cela si. Et ce manteau étoilé, comme la pelisse d’Hercule nous croyions qu’elle protégeait au moment où, collant à notre peau trop blanche, elle nous brûlait de son étoilement ; faisant entre le monde et nous une draperie opaque, un faux ciel où mirer donne le vertige et fait tourner les yeux au blanc.

Le bruissement des ailes, l’odeur des roses si sombres et comme trop mures, passées, l’entêtante senteur du laurier dont on me couronne sans autre mérite que de n’être plus là, une médaille posthume, qui ne coûte ni n’honore mais délie la conscience de ceux qui restent.

Vous faîtes erreur, nous ne sommes pas si mort, nous revoilà alors accordés à juillet et quittant les nuées. Vite à la plage.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 30 août 2010




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