23/Golgotha, côte sauvage


reprise des textes publiés le 5 mars sur Tiers Livre parmi les vases communicants

La fête est maintenant finie, le mince bris du manteau mauve fait un estuaire, une bouche d’eau ; ce qui sépare le verre et le plomb mène à une mer de lumière grise, empâtée de dimanche après-midi. Le sol s’est dérobé sous ses pieds, comme il doit arriver en de tels chagrins ; pourtant rien ne convient. La triste galette du soleil de Passion peint en couchant de carte postale, nous passons de très belles vacances sur la côte sauvage ; le fin demi-sourire de la mère qui pense au bain à venir ; le panache exagéré de cheveux qui repose sur son dos comme un animal mort. Du réel nous ne percevons que cela, une farce douloureuse au bord de la mer, une nécropole arborée qui est la ville et son envers ; aucune description ne suffit si elle n’est rêvée sur du verre sale et peint.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 8 septembre 2010




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