24/Penses-tu réussir


Cette concession fut, dit l’ombre à gauche, acquise en 1897 à l’heure inquiète où Jean de Tinan dans « Penses-tu réussir ! » contait les dernières années d’épuisement érotique d’une classe de bohème oisive et cultivée dont nous possédons une vaine nostalgie. Peut-être repose-t-il dans ce cimetière l’amoureux des beautés chlorotiques, de la Jeanne trop pâle, des cascades de parenthèses, des etc., des tirets cadratins. Toute cette précipitation de la langue et du récit vers une tension vide, vers un cœur absent. Seule une succession de fuites, de digressions, de pertes répétées.

Nous ne pouvons que fuir, tenir d’un coté le monde coloré des acanthes et des rosaces et de l’autre les tristes jardinières de béton fendu où ne poussent plus que des plantes amenées par le vent, nul ne songeant à en changer la terre, à en aérer l’humus. Être ver de terre ou gros monsieur en toge, nous ne choisirons plus.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 13 septembre 2010




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