26/rachat du pagne


Nous ne voulons plus de ces morts identiques, lointains et laids comme des amis perdus de vus et inopportunément rencontrés à contre-jour, sur une plage de gens nus de la côte landaise. Dans cette triste composition, l’œil ne se prend un peu qu’au pagne levé au vent, au bronze du vêtement marie-magdalénien et au ciel. Ciel marqueté de verre, lézardé de plomb, vermiculé de poussière et de pluie, ciel impossible où le temps est à la fois au crépuscule, au midi, à l’orage. Est-ce le temps simultané de la perte et du rachat ? Nous ne voulons pas l’être. Nous ne connaissons de rachat que celui de nos crédits entassés, la maison, la voiture, la machine à pain, les enfants, la vie entière.

Les branches mortes de l’argent ogivent et se resserrent, la tour mauve à droite de la mère sera-t-elle un refuge suffisant ? Nous ne voulons plus fuir.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 23 septembre 2010



    compile, autre lecture
    23 septembre 2010, par F _

    à quand un recueil sous forme port-folio dans publie.net ? il n’y a pas d’opposition à la forme blog, mais il serait temps maintenant ?



    it works
    23 septembre 2010, par Pierre C. _

    merci F. mais il n’y a pas de hasard - je commençais à y travailler il y a deux soirs.




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