28/province


Nous revenons pour de bon une fois encore, par un détour du temps, nous habitons désormais un grand pays de chaleur coupé d’un fleuve à marées, coulant vers nord, où s’enroule le vent et de si beaux couchants ; nous peinons assez aux mots, à retrouver quelque sens à ces vierges hivernales, à ces reflets d’arbres morts dont nous foulions l’humus spongieux.

Les pieds pris dans le hula hoop de la sainteté nous peinons à nous arracher à la marmaille aillée. Aller les enfants, cessez de jouer, on s’en va. Prenons appui sur la croix d’ombre et partons en province, ce paradis sans mur d’enceinte.

Le doigt de Dieu est une déchirure dans le ciel ; le ciel : du film alimentaire, le même que celui des carottes de la veille, crevé d’être trop tendu, de tout couvrir sans nécessité..

Ah, cette impatience de la trouée, qu’on ne vienne pas m’y chercher.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 30 mai 2011




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