29/fonte


Ce qui nous retient nous enrage et nous contraint, écrasé d’impuissance polie.

Il y a un danger à vivre : voir des signes partout, sotte orgie. Pourquoi tant d’empêchements ? le mort est-il encore frais ? Ou fameux ? Pourrions-nous, forçant ce verre trop propre en voir les cheveux teints ? Ces volutes de fonte floue, épaisse, noire, laquée, brillante de force, cette vitre impeccable. Tout cela est suspect. Mais le soin des maisons des morts, n’est ce pas là l’étrange et l’inquiétant ? Nous ne croyons pas à l’honneur salué des défunts, nous croyons à la crainte de leur prochain retour, leur certaine vengeance d’avoir tant profité sans eux.

Nous nous trompons, ce sont eux qui protègent leur jouissance d’être morts par ces fières barrières. Ils nous font raconter des histoires pour nous occuper à autre chose, pour qu’on les délaisse à cette seule occupation : être enfin sans temps

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 9 juin 2011




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