30/le tant


La tombe d’un amoureux lamartinien, voulant, d’un même mouvement, rendre hommage au poète lacustre et à la belle Euphrasie, jeune fille aimable mais sans lecture, souriante, morte dans la chute d’un balcon malfaçonné. Le brave homme demanda qu’on fît une image exemplaire et unique où le temps serait ailé de sable, où l’on ne dirait rien des entrepreneurs négligents et cupides. Il préféra s’élever aux belles et classiques dignités métaphysiques du temps. Cette question vilaine et délavée ; je prends le temps je le retourne, cela s’appelle présumer de ses forces.

Ce blason pauvrement syncrétique où s’épanouit de tristesse, à mi-chemin entre l’arbuste et la salade, une fleur malade qui n’existe pas.

Nous l’aurions pensé brisée, salie, comme une vengeance, allégorie ironique en retour, la brisure du réel contre la fatuité ; mais, strictement vide, l’œuvre de Malmagar Biarritz, 1906 a offert au siècle une résistance à décourager la beauté.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 9 juillet 2011




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