33/genoux


L’enfant assis sur les genoux, regarde le monde mon enfant, je devise. Je ne possède, ne suis possédée par, aucune idée. Il faut reconnaître que pour durer la vie n’en requiert aucune. Je dois avoir des émotions, parfois j’ai peur, parfois j’effraye ; ce n’est pas une pensée. Ceints et saints cela suffit. Je vous regarde qui me regardez, comme regardent les pigeons et araignées qui s’arrangent de pains et de mouches. Où est notre toile perdue, notre nid d’herbe ? Nous cherchons dans la vie une chose qui ne s’y trouve pas. Alors nous asseyons des enfants à nos genoux, nous leurs contons des histoires où des animaux qui parlent cherchent vainement à se manger. La métaphore nous gâte, elle cache et fait croire à plus qu’il n’y a ; au derrière des choses il n’y a que des choses, pas une idée.

J’ai mal aux genoux, descends mon chéri.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 9 septembre 2011




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