43/ glycine


Nous ne sommes pas réguliers et beaucoup moins aimables que nous pouvons en avoir l’air. Cette vaillante idée d’enguirlander une croix, peut être le verrier voulu-t-il, un peu las, paganiser un peu, comme on rigole sous cape, comme on pense parfois forniquer sans en avoir l’air, comme en lisant. Nous ne savons jamais s’il faut ressembler à ce que nous sommes ou s’il faut songer à se fabriquer une maison de soi ; cette glycine envahit tout. Nous aimerions parfois être le tronc mort que la glycine violace ; être saisi, secoué, animé par une force de vie venue du dehors, indifférent et seulement support. Etre le patient inerte de la seule puissance d’exister. Et la glycine elle-même qui jaunit d’épuisement ne s’espère-t-elle pas à devenir le tronc mort qui lui semble repos, sage et souveraine quiétude. Petits pompons et petites fleurs ne suffisent pas, le monde est intranquille.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 7 décembre 2012




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