44/ poupon


Comme toujours ceux qui pleurent font le mort triste, j’ai une tête de poupon abattu. Ces grandes ailes qui devaient être couronnement et légèreté et grâce sûre. J’étais un enfant mort, je méritais tous les pleurs, toutes les tendresses regrettées ; je fût l’objet de grands nombreux livres, salués, intouchables. Mort je suis un deuil parfait, sans tâches à pardonner, sans « malgré tout on l’aimait bien », sans héritage sur lequel se déchirer et se haïr.

Alors à qui ais-je pu être ainsi désagréable pour que des ailes méritées on me fit plutôt de grands ciseaux semblant prêts à me décapiter à nouveau. Je n’aurais pas eu le temps de m’ordonner, de devoir choisir. Ou je me trompe, et je ne suis que l’ange qui veille le mort, veille dame indigne que tous le monde a déjà oubliée, comme on a oublié sa tendresse coupable pour les jeunes garçons joufflus.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 11 décembre 2012



    44/ poupon
    12 décembre 2012, par russespameur _

    Bravo cher Monsieur d’avoir eu le courage d’ouvrir de nouveau vos commentaires. Nous allons pouvoir nous en donner à coeur joie pour insulter le mécréant que vous êtes qui ne cessez d’insulter la mémoire de nos morts et leurs tombeaux.




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