45/ à bras ouverts


Le chien à qui il ne manque que la parole et la femme à qui il ne manque qu’un visage. Nous n’avons pas aujourd’hui le goût de la prosopopée mais nous ne sommes pas tristes pour autant, il doit bien exister des manières de chanter qui ne mènent pas aux larmes et des manières de vivre qui puissent être sans question. C’est probable mais nous n’en sommes jamais informés. Nous préférons la pierre aux nuées et aimerions autant ne pas chercher à être préféré. Epuisés par l’effort d’exprimer le citron qui colle aux doigts et vient se mêler aux graisses de la marinade, nous essayons bien des choses pour attendrir et parfumer la viande. Pourtant, elles ont l’air accueillantes ces images d’enfant qui nous tend les bras, l’air de dire viendez, tout se passera bien, vous n’avez qu’à me croire.

Pourrons-nous toujours resté cachés dans le décor ?

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 20 décembre 2012




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