49/ choisir c’est renoncer


La vie de Jean Florimont était simple, face à chaque décision il ne considérait que deux natures de faits possibles, ceux qui n’avaient pas d’importance et pour lesquels, en conséquence, les choix étaient insignifiants et ceux qui engageaient l’histoire du monde dans sa totalité. Entre les deux : rien. La première catégorie lui semblait si méprisable qu’il la remettait entièrement au hasard, la soumettait à l’arbitraire de signes inventés à la minute. De cet oiseau qui passe il fit la décision de faire de cette jeune fille une Madame Florimont. En revanche la seconde catégorie supposait un doigté que seul son génie permettait. Mais personne n’est infaillible et c’est ainsi que M. Florimont un dimanche, attribuant aux nuages poussant vers l’ouest le devoir d’une promenade matinale, connu le vingt-huit mai 1871 le long du mur d’enceinte du cimetière du Père Lachaise une fin historique.

On lui a fait une belle coupole.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 16 janvier 2013




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