53/ viabilisé


Il s’agissait, disait la documentation visable en mairie, de choisir un mode de vie avant-gardiste sur un terrain viabilisé. C’était une parcelle de 650 m², dans un demi nulle part bordé d’une départementale droite et d’un bois de hêtres et de noisetiers où les enfants iraient chercher des branches pour faire des arcs. Au début quelques vinrent dans cette grande maison en L, où tombait parfaitement en mars la lumière de dix-huit heures. Il l’avait lui-même pour une grande part bâtie, son père étant charpentier. Mais l’usine ferma, il n’y eu bientôt plus rien à manger, ni plus d’habitants, de voisins, d’amis ; puisqu’il n’y avait plus que lui, ou parce qu’on l’avait oublié, il n’y eu bientôt plus d’eau au robinet, plus d’électricité dans les prises.

Il se dit que l’Histoire avait un sens, que la vie était bien faite, qu’il avait maintenant sa cabane de Thoreau, sans avoir rien demandé.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 4 février 2013




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