54/ mère porteuse


Nous ne voyons plus les jours. Leur succession nous emporte, sans que nous en héritions, plus rien ne nous importe, la balance de ce temps est déficitaire. Ne trouves-tu pas qu’il pleut tous les jours, que cela est pesant et que nous préférerions, même sans chaleur, apercevoir une lumière qui ne nous semble pas venir de l’autre coté de l’eau. Comme si nous habitions un fond d’étang, mais sans jamais avoir été des animaux aquatiques. Mon enfant, je vais te poser, tu es bien assez potelé, drapé et bien peigné d’ondulations pour aller voir le monde, bien qu’il soit en ce temps favorable aux osseux. De ce que j’en sais il n’est pas hostile quoique parfois mortel. Mère, ce que vous dites n’a pas de sens, vous ne regardez nulle part et ne pensez à rien.

Oui, mais j’ai le coude durci de te porter, ta fesse est marquée de ma main

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 6 février 2013




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