55/ rouerie


On pourrait voir cela ainsi : ceux qui vivent dans la pierre, dans un monde pierre bleuté, lunaire, dans un paysage où n’habitent que des formes de bâtiments ; il n’y a, littéralement, pas âme qui vive. Bien que nous n’ayons jamais observé d’âme vivante, qu’est devenue Laurence Côte ?

Derrière, ce ne sont que barrières et roches et dureté du monde bleu, lunaire, ce sont des forteresses, des ennemis invisibles, ce sont des gens qui attendent des gens, tout cela nous parait loin, comme un arrière fond, comme un arrière monde. C’est au fond un chagrin dérisoire que nous avons, il faut seulement que nous prenions notre enfant sur les genoux pour qu’il nous pousse des envies de partir, nous sommes bien sous l’épaisse frondaison du chêne. Il ne manque qu’un air de luth, simple, une chanson aérienne, que pourrait fredonner notre jeune ami, plutôt que de nous menacer de sa croix.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 23 février 2013




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