57/ j’arrive I


Belle Silvana qui ne sait, ni ne peut, ni ne doit, choisir entre le pouvoir, le courage et l’honneur, aucun des trois n’étant à sa place. Ne pas choisir c’est renoncer aussi. Nous ne savons pas toujours conserver dans le monde qui vient ce que nous avons cru vaincre dans le monde passé. Nous ne nous relevons pas non plus de notre tombe quotidienne pour sortir vainqueur et saluer la foule endormie. A ceux qui crient, hurlent déchirant leur chemise et s’arrachant les cheveux, sur leur tas de fumier, qu’il n’y a pas de quotidien, qu’il ne faut pas qu’il y en ait, je dis salut. Pourquoi chercherions-nous à être vainqueurs des jours ? Il y a dans nos esprits autant d’eau que de sel.

Un jour j’aurai fini et nul ne le verra. Il y a dans son mouvement comme une traîne de mariée, aucun de ceux qui mangent ne sait le temps qu’il reste.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 4 mars 2013




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