57 bis/ j’arrive II


Les feuilles ressemblent à des glandes, à des poches de suc, à des fruits inquiétants tels qu’on les trouvent décrits dans certains romans de science-fiction des années cinquante, dans le sous-genre space opera. Des pages entières de descriptions verniennes où se jouait un savoir imaginaire, imaginant, faire du familier et de l’étrange, allant vers l’inquiétant comme ces feuilles glandues que l’on suppose chargées d’un poison enivrant, venimeux, une drogue qui ne tue mais hallucine et culpabilise. On peut croire que nos amis en jaune et bleu, surpris et souffrants ont trop tâtés de ces grosses feuilles ; sur quelle étrange planète sont-ils pour que surgisse à leurs yeux endoloris un homme volant au trois quart nu, percé de toutes parts, libéré par un enfant ailé au sourire indifférent. Nous croyons au « sense of wonder » mais ceci nous semble exagéré, il faut croire que quelques lecteurs agacés ont lancé des pierres à ce récit de trop.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 20 mars 2013




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