58/ de quelques moustaches


Comme toujours nous ne voyons que le pire, la frondaison, le ciel et le Saint-Esprit qui avaient l’air assez réussis, sont partis, brisés, rompus ; volés ? Ce qu’il reste même les oiseaux n’en voudraient pas. Le plomb a pris la main, le contour nous mène. Il pensait qu’était venu le monde des formes, que les temps étaient bidimensionnels, alors que partout éclatait la gloire de la 3D, que l’on faisait fête au réalisme, que la puissance était toute entière accordée à l’effet, il n’avait jamais trouvé le monde aussi plat. Mais à quelle mesure, selon quelle aune, et quel âge avait-il pour juger ainsi du temps de sa vie. Ces moustaches, ces casques ailés, ces airs niais, ces regards bovins, éperdus d’inexpressivité, cette gluante idée qu’il y a des moments historiques qui signifient au-delà d’eux-mêmes, ils avaient plus d’un siècle.

Alors son temps à lui qu’était-il ? Un triste de temps de moustache.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 29 mars 2013




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