61/ pur beurre


J’écris au mètre, comme la musique, comme ces pauvres improvisateurs qui gamment et varient, font de la prouesse un argument ; tout argument en faveur de est une massue contre. Ici on n’argumente pas. Tout indique la parenté au précédent, les linteaux verts qui se délavent et les acanthes vertes aussi, violettes et mauves. Mais pourquoi ici tout échoue, quand tout nous plait là-bas ? Sont-ce les auréoles pur beurre de pâtisserie industrielle qui n’assurent qu’une sainteté de goûter, est-ce l’épaisseur du trait de contour, ou au contraire la finesse des visages, mais qui est une finesse inexpressive, autant d’effort pour si peu dire, qui n’en dirait pas autant par ici, est-ce cet effet de décor, quand il semble qu’il ne reste plus rien et surtout pas une idée, quand suffit la maison au fond là-bas ; mon ami quelle fatigue d’éduquer des enfants qui ne demandent pas à l’être.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 25 avril 2013




[RSS] |le mur du fond|

29 septembre 2013 //
27 septembre 2013 // 69/ vérité
25 septembre 2013 // 68/ macula
20 septembre 2013 // 67/ au jardin
18 septembre 2013 // 66/ jean
16 septembre 2013 // 65/ jours comptés
17 juin 2013 // 64/ beeeeeeeeeeeeeh
15 mai 2013 // 63/ reptilarium
2 mai 2013 // 62/ canard
25 avril 2013 // 61/ pur beurre
18 avril 2013 // 60/ tendu
15 avril 2013 // 59/ vautours
29 mars 2013 // 58/ de quelques moustaches
20 mars 2013 // 57 bis/ j’arrive II
4 mars 2013 // 57/ j’arrive I