63/ reptilarium


Au bord d’une rocade toujours pleine de passages, de grands panneaux jaunes, criards, annoncent : reptilarium, on doit toujours se tenir au principe : plus on dit grandiose, et souvent en latin, plus cela est mesquin, comme pour l’immaculée conception. Le parking en pente, des gravillons et des papiers gras, toujours le double prétexte et des enfants et de la curiosité, au pire nous en rirons, loisir que ne laissent pas les attractions vraiment excessives. Puis, nous avons le goût du forain, bariolé de néon, d’odeur de graisse recuite et de bruits métalliques, c’est notre pompe, notre point de disparition. Nous ne voulons pas trôner, ni dispenser aucune grâce, nous ne sommes pas créature à répandre la joie de nos mains, ni dans le monde, ni dans nos familles, même en rêve, où pourtant nous sautons du haut d’anciens immeubles, où il n’arrivent bien des choses inconvenantes, nous n’écrasons jamais de serpent.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 15 mai 2013




[RSS] |le mur du fond|

29 septembre 2013 //
27 septembre 2013 // 69/ vérité
25 septembre 2013 // 68/ macula
20 septembre 2013 // 67/ au jardin
18 septembre 2013 // 66/ jean
16 septembre 2013 // 65/ jours comptés
17 juin 2013 // 64/ beeeeeeeeeeeeeh
15 mai 2013 // 63/ reptilarium
2 mai 2013 // 62/ canard
25 avril 2013 // 61/ pur beurre
18 avril 2013 // 60/ tendu
15 avril 2013 // 59/ vautours
29 mars 2013 // 58/ de quelques moustaches
20 mars 2013 // 57 bis/ j’arrive II
4 mars 2013 // 57/ j’arrive I