67/ au jardin


Le jour où j’écrirais un livre je cesserai de saigner et le jardin sera parfait, je prendrais un micro, je dicterai des phrases où l’on trouvera et des rebondissements à faire trembler les tatoués, et des mots organisés à faire pleurer les dames et les amoureux des mots ordonnés. Tout ceci est un rêve. Le songe où nous nous trouvons ne laisse pas de nous étonner, qui pensait que la vie prendrait un tel tour, nous pensions toujours qu’il faudrait se mettre à nu et que face à cela les gens s’agenouilleraient, mais tout le monde est resté debout et personne ne s’ebahit parce qu’il n’y a rien à voir. Plus rien n’est de travers, la pierre sur la terrasse ne roule que si la main de l’enfant la désigne, le gravas s’accumule et se fera boue dès les premières pluies quand il faudra rentrer en soi.

Quand nous aurons une cheminée nous pourrons enfin brûler.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 20 septembre 2013




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