valery 4


Rien de plus simple à concevoir que le désir d’accroître indéfiniment cette charge de merveilles, qui se superpose, ou se substitue, à la charge du langage. Mais cet accroissement a des limites qui s’atteignent aisément ; l’équilibre qu’il faut maintenir dans le lecteur, entre l’effort qu’on en exige et les forces qu’on lui suggère, ne demande qu’à se rompre. L’obscurité, d’une part ; l’inanité, de l’autre ; le vague excessif, l’absurde, la singularité personnelle exagérée, tous ces dangers qui ne cessent de veiller étroitement autour des ouvrages de l’esprit menace spécialement les poèmes et les sollicitent vers les abîmes de l’oubli.

Paul Valery Variété I&II, Passage de Verlaine.

texte et image (sauf si mention) : Pierre C. - 19 janvier 2009




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